LES POLITIQUES DE RELANCES BUDGÉTAIRES SONT-ELLES EFFICACES?

Nous sommes en 2020 et les élections américaines viennent d’avoir lieu. Ronice Pérez a été élue. Elles fait l’unanimité en France et sur une bonne partie de la planète.

Ce n’est pas qu’elle ai fait quelque chose d’exceptionnel. En fait personne ne sait trop ce qu’elle a fait jusqu’ici mais elle cumule le bon gout d’être une femme, d’être noire, de venir d’une famille pauvre, d’avoir un père vénézuélien, d’avoir travaillé toute sa vie dans l’administration et d’être démocrate. C’est l’hystérie sur Youtube et Ludo, d’Osons Causer propose déjà de lui construire une statue à la place de la Tour Eiffel. Il faut dire qu’elle vient de battre Donald Trump, un idiot d’homme milliardaire blanc de plus de 50 ans.

Aussitôt élue, Ronice Pérez obtient le Nobel de la paix pour… comme Barack Obama et lance un grand plan de relance budgétaire. Perry charge Simone de couvrir l’événement.

Mais les politiques de relance budgétaires sont-elles efficaces?

Le plan de Ronice Perez va jouer sur tous les tableaux de la relance:

  • L’Etat va se lancer dans des grands travaux d’amélioration des routes.
  • Le SMIC va être considérablement augmenter pour passer à $10 de l’heure,
  • Des minimas sociaux vont être mis en place pour que toute personne vivant sur le sol américain touche à minima $800 par mois.

La présidente Pérez insiste sur le fait que c’est le plan le plus ambitieux qu’ai connu le pays depuis le New Deal de Roosevelt.

Le financement se fera pour moitié par une augmentation des impôts des plus riches et des entreprises et pour l’autre moitié par la dette.

Une politique de relance budgétaire présente cependant des limites.

En effet les politiques de relances ont peu d’efficacité du fait des fuites et des anticipations rationnelles des agents économiques.

Fuite par les importations.

En interviewant les dockers, Simone ne tarde pas à se rendre compte que les importations américaines explosent. Ce phénomène est d’autant plus important que l’économie est ouverte sur l’extérieur et que la relance est inflationniste. 

La compétitivité prix

La raison en est assez simple. En augmentant le salaire minimum et les taxes sur les entreprises, Ronice Pérez a dégradé la compétitivité prix des produits nationaux. Les agents économiques se sont donc tournés vers les produits importés de l’étranger. C’est ce qui c’était produit en 1981 en France.

Les anticipations rationnelles

Simone se rend alors dans les magasins et constate les anticipations rationnelles des agents économiques. Autrement dit, les magasins sont vides. En interviewant les rares clients, Simone comprend que ceux-ci font un lien entre relance et hausse des impôts. Si l’état construit des routes, il va demander aux contribuables de les payer. Les américains préfèrent donc mettre de côté l’argent distribué par Ronice Pérez pour pouvoir payer leurs futurs impôts.

De retour à son hôtel, Simone décide d’enquêter sur ce qu’elle vient d’apprendre. La relance de Ronice Pérez risque-t-elle réellement de conduire à une hausse d’impôts?

La dette et la pression fiscale

En cliquant rapidement sur son ordi, Simone constate que les hausses d’impôts des entreprises ont non seulement baissé la compétitivité prix des entreprises américaines mais que plusieurs entreprises étrangères ont décidé d’annuler ou de reporter leurs projets d’investissement aux USA. Résultat, les recettes fiscales et les créations d’emploi seront plus faibles que prévues.

Ces recettes fiscales plus faibles que prévues ont un effet direct sur la dette qui, elle, augmente plus vite que prévue. Cette augmentation de la dette conduit à une augmentation des intérêts à verser et donc à une réduction des marges de manœuvre de l’Etat.

La situation de Ronice Pérez ne semble pas bonne du tout et Simone décide de rentrer en France pour écrire son article.

Perry n’est pas très enthousiaste et il demande à Simone de trouver quelques points positifs à la relance budgétaire. Cette femme est quand même une… femme noire démocrate vénézuélienne ayant remporté un prix Nobel de la paix pour… comme Obama. Elle ne peut pas avoir totalement tord.

Rôle contra-cyclique et de cohésion sociale des politiques de relances budgétaires

Keynes  explique les récessions par une insuffisance de la demande globale. Pour lui, il faut alors dynamiser la demande par des politiques de relance. Ces politiques de relance permettraient donc d’éviter de s’enfermer dans un cercle vicieux déflationniste.

Ces politiques peuvent aussi permettent de garder une cohésion sociale en réduisant les inégalités de revenus primaires.

Conclusion

Si vous devez retenir trois choses sur les politiques de relances budgétaires, ce serait:

  1. Ces politiques ont peu d’efficacité du fait des fuites et des anticipations rationnelles des agents économiques.
  2. Ces politiques ont des effets pervers liés à la pression fiscale et à l’augmentation de la dette.
  3. Ces politiques peuvent avoir un rôle contra-cyclique et préserver la cohésion sociale.

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