Bernard Arnault Est Un Monstre

Qui n’a jamais rêvé de devenir multimilliardaire, posséder des villas luxueuses aux quatre coins du monde, un jet privé (dont tout le monde parle en ce moment) et plus d’une centaine de milliards de dollars d’actifs ? Mais si on vous disait que pour obtenir tout cela, vous deviez mettre des milliers de personnes au chômage, détruire des dizaines de familles, vous lier d’amitié avec les hommes politiques les plus controversés de la planète et marcher main dans la main avec le diable, ça vous tenterait toujours ? Bernard Arnault, l’homme le plus riche d’Europe et troisième personne la plus riche du monde ne s’est épargné aucun vice pour s’ériger en roi incontestable du luxe sur la planète.

Le génie prodige

Bernard Jean Étienne Arnault n’est pas né aussi riche qu’il l’est aujourd’hui. Il a dû se battre bec et ongles pour accumuler toute cette fortune, laissant sur son sillage de nombreuses victimes innocentes. Mais n’allez pas croire que sa vie a commencé dans la précarité car sa famille était parmi les plus aisées de Roubaix. L’enfant prodige voit le jour le 05 Mars 1949 dans une famille bourgeoise de Roubaix. Son père, Jean Léon Arnault a rencontré sa mère Marie-Josèphe Savinel alors qu’il était employé dans l’entreprise de travaux publics Ferret-Savinel appartenant au père de Marie-Josèphe. 

Etienne Savinel, le grand-père de Bernard Arnault confiera la gestion de Ferret-Savinel au père de ce dernier. Dès lors, le destin du jeune Bernard est tout tracé, il sera lui-même ingénieur des travaux publics afin de reprendre l’entreprise lorsque le temps sera arrivé. 

Combien d’entre vous attendent tranquillement une entreprise qui va leur être léguée à la mort de leur père ? Décidément l’étoile du milliardaire Français brille haut dans le ciel depuis son berceau. 

Les Arnault ont beaucoup d’argent à dépenser, et ils ne vont pas se gêner. Tous les clichés que vous imaginez sur les grandes familles bourgeoises d’Europe se retrouvent chez les Arnault. Le jeune homme prend par exemple des cours de piano avec les plus grands professeurs disponibles, on lui offre d’ailleurs un piano droit Pleyel à 6 ans. Dès ses 12 ans, Bernard se voit offrir un nouveau piano à queue. Sa grand-mère s’occupe de lui rappeler au quotidien qu’il sera l’héritier de la famille, et lui apprend comment se comporter en grand héritier. 

C’est donc un jeune homme rassuré sur son avenir qui entre au lycée Maxence-Van-der-Meersch de Roubaix puis au lycée Faidherbe à Lille où il fait ses classes préparatoires. Malgré le fait qu’il soit d’une famille riche et que son avenir soit tout tracé, Bernard Arnault ne se repose pas sur ses lauriers. Le jeune homme timide et réservé est assez brillant pour être admissible à l’école Polytechnique en 1968. Mais à cause d’un bras cassé, il ne pourra pas passer les épreuves finales qui sont en fait des épreuves physiques.  

Là on voit vraiment que Bernard Arnault n’a jamais douté de son avenir c’est qu’il choisira d’attendre l’année suivante pour retenter le concours de Polytechnique. Il aurait pourtant pu intégrer L’école des mines de Paris où il a été reçu second. Combien d’entre nous renonceraient à une place à l’école des mines, rien que pour retenter le coup l’année suivante, sans aucune garantie de résultats ?

Bien sûr, un an plus tard, en 1969, le jeune héritier de la famille Arnault de Roubaix entre sans problèmes à Polytechnique et ressort deux ans plus tard en 1971 avec un diplôme d’ingénieur. Conformément à ce qui était écrit depuis sa naissance, Bernard Arnault l’ingénieur rejoint l’entreprise familiale de travaux publics Ferret-Savinel toujours dirigée par son père à l’époque. Mais il n’a pas l’intention de rester dans le béton toute sa vie. Il vise quelque chose de plus glamour.

Dès son arrivée dans l’entreprise, Bernard réussit à convaincre son père de transformer l’entreprise en agence immobilière. Ferret-Savinel se débarrasse de ses activités de BTP en les vendant pour 40 millions de francs, soit 61 000€ à l’époque. Désormais, l’entreprise de BTP Ferret-Savinel s’appelera Ferinel et fera dans l’immobilier de tourisme. Pour mener à bien son projet, Bernard Arnault sera successivement directeur de la construction en 1974, directeur général en 1977 et enfin président directeur général en 1978, en lieu et place de son père.

Après avoir démantelé l’entreprise de BTP qu’on lui a léguée pour en faire une simple agence immobilière, il fuit la France pour les Etats-Unis en 1981. Son prétexte c’est l’élection du socialiste François Mitterand à la tête du pays. Bien qu’étant dans un pays ultra capitaliste, le jeune prodige ne connaitra pas plus de succès. Bien au contraire, il deviendra même un enfant prodigue. En effet, il a tenté une aventure entrepreneuriale dans l’immobilier de luxe en front de mer, à Palm Beach en Floride. Mais lui et ses associés se sont fait avoir comme des bleus. 

Finalement, Bernard Arnault revient en France en 1984 et en 1995, il vend l’entreprise familiale à La Générale des Eaux, devenu plus tard Véolia Environnement. L’héritier veut en finir avec la construction. Bien qu’il soit ingénieur de Polytechnique, c’est un tout autre domaine qui attire son attention. 

En 1984, Bernard Arnault engage presque toute la fortune familiale dans une opération risquée et audacieuse : Il va racheter le groupe « Financière Agache » avec l’aide de la banque Lazard. Le côté risqué de ce rachat vient du fait que la Financière Agache rencontrait de nombreux problèmes et perdait des investisseurs depuis plus d’une décennie. 

Si vous aviez 90 millions, vous achèteriez une entreprise en faillite ou vous les déposeriez dans une banque pour vous la couler douce tout le reste de votre vie ? Là où réside justement le génie de Bernard Arnault c’est d’avoir vu une opportunité qui échappait à tous. 

Des tensions dans la direction de l’entreprise

Dans la seconde moitié des années 80, l’héritier de l’empire du BTP Ferret-Savinel est désormais le puissant PDG d’une entreprise qui fait dans le luxe à l’échelle mondiale. Sa première mission est de régler les problèmes internes qui empêchent le décollage de l’entreprise.

Etant propriétaire de la « Financière Agache », il devient PDG du groupe Boussac qui lui-même est détenteur de l’entreprise Christian Dior, Le Bon Marché, Conforama et le fabricant de couches Peaudouce. Nous sommes en 1985 et l’enfant prodige de Roubaix vient de faire son entrée dans le secteur du luxe, et compte bien y rester.

Comme le ferait n’importe quel chef d’entreprise, l’une des premières décisions de Bernard Arnault une fois à la tête de Boussac c’est de licencier en masse. Mais l’Etat lui exige tout de même de limiter les dégâts. Un accord est alors conclut et Bernard promet de garder 12 252 emplois sur les 16 mille présents à son arrivée. En contrepartie il bénéficie d’une somme de plus de 990 millions de francs en aides et subventions de l’Etat Français. 

Une fois qu’il a empoché les aides de l’Etat, le jeune chef d’entreprise ne va pas se gêner pour violer les accords passés, en renvoyant des milliers d’employés de Boussac au chômage. Au final, sur les 16 milles personnes qui y travaillaient au début, il ne va en rester que 8700 au lieu de 12 252. L’ingénieur n’a de comptes à rendre à personne. Il se transforme peu à peu en homme d’affaires sans scrupules. Il est devenu le loup de Wolf Street ou plutôt celui du palais Brongniart, qui a accueilli la bourse de Paris pendant très longtemps. 

Imaginez-vous une seule seconde : votre pays utilise l’argent de vos impôts pour sauver l’entreprise dans laquelle vous travaillez de la faillite. L’objectif étant de sauver des milliers d’emplois, et de relever une entreprise stratégique pour le pays. On vous promet alors la main sur le cœur que tout ira bien pour vous désormais. Au lieu de cela, l’homme à qui on a confié tout cet argent et ce fleuron national se met à licencier méthodiquement et froidement près de dix mille personnes. Comme si ça ne suffisait pas, il vend une à une les entreprises du groupe Boussac que 990 millions de l’argent publique était censé sauver.

Peaudouce qui produisait les couches pour les bébés Français sera la première entreprise du groupe Boussac victime de la folle stratégie de Bernard Arnault. Il va la vendre au Suédois Mölnlycke. Plus tard, il achève les espoirs des familles Françaises en vendant la filière textile de Boussac au groupe Prouvost et Conforama à son rival PPR, connu aujourd’hui sous le nom Kering. 

Les gens crient au scandale et se plaignent, mais Monsieur Arnault a des amis haut-placés, et surtout, ses entourloupes financières portent leurs fruits puisque la valeur du groupe Boussac à bondit à huit milliards de francs sous le contrôle de l’homme d’affaire. 

Il y a fort à parier que son séjour de trois ans aux Etats-Unis, le pays le plus capitaliste du monde lui appris quelques leçons sur comment se faire des milliards sur le dos des pauvres.

Nous sommes en 1987, Bernard Arnault est désormais l’un des hommes les plus riches de France. Mais il ne va pas s’arrêter en si bon chemin. LVMH, un géant du luxe connait des troubles internes comme Boussac quelques années avant. Le loup va se glisser dans l’enclos pour dévorer les moutons qui se disputaient pour savoir qui doit fermer la porte.

Nous allons vous expliquer comment Bernard Arnault est arrivé à la tête du groupe qu’il dirige aujourd’hui d’une main de fer. Mais avant, mettez-vous dans la peau d’un homme réservé qui a grandi dans une famille riche et bien rangée dans une maison où tout était toujours en ordre et en harmonie. Vous êtes à présent le chef suprême d’un groupe qui contrôle plusieurs entreprises spécialisées dans un domaine aussi délicat que celui du Luxe. Et vous avez deux directeurs de cette entreprise, se disputent pour savoir quelle direction l’entreprise doit prendre. Que faites-vous ?

Pour Bernard Arnault, la question ne se pose pas, il va les mettre de côté, tout simplement. Et tant pis si l’entreprise leur appartient. On vous l’a dit, chez Bernard, le capital passe avant les hommes. Henry Racamiert et Alain Chevalier les deux codirecteurs de LVMH vont l’apprendre à leurs dépens. Restez scotché à cette vidéo pour en savoir plus.

Bernard Arnault prend la tête du groupe

Les problèmes de LVMH ont commencé en Octobre 1987 lorsqu’un énorme Krak bousier a fait chuter la valeur de l’entreprise. Bernard Arnault saute alors sur l’occasion pour acheter des actions du groupe. Rappelons que LVMH est issue de la fusion entre Louis Vuitton qui possède les entreprises Louis Vuitton Malletier, Givenchy et Champagne Veuve Clicquot Ponsardin d’une part et d’autre part le groupe  Moët Hennessy qui détient les entreprises Champagne Moët & Chandon, Champagne Ruinart, Champagne Mercier, Champagne Canard-Duchêne et cognac Hennessy. 

En 1988, la valeur LVMH plonge davantage et Henry Racamier dont nous parlions plus haut, PDG de Louis Vuitton se tourne vers Bernard Arnault pour tenter de sauver le groupe. Celui qui va bientôt devenir l’homme le plus riche de France ne se fera pas prier. Il sauve le groupe de la noyade en investissant plus d’argent dans LVMH. Désormais, Bernard Arnault est l’un des actionnaires majoritaires du groupe de luxe avec 25% des actions.

Il aurait alors suffi aux codirecteurs de Louis Vuitton et Moët Hennessy de profiter du sauvetage de Bernard pour relever leur entreprise et continuer de diriger LVMH. Mais ils vont lui offrir une occasion en or de les renverser et prendre la tête du groupe qui allait devenir le géant incontesté du luxe dans le monde. Alors qu’Alain Chevalier, PDG du groupe Moët Hennessy veut revendre les activités vins et spiritueux à la concurrence, Henry Racamier souhaite quitter le groupe LVMH et emporter Louis Vuitton avec lui. Sans Louis Vuitton, il n’y a plus de LVMH et ce n’est pas quelque chose que Bernard Arnault peut tolérer.

Avez-vous déjà vu des voyous voler sa sucette à un gamin naïf dans la cour de récré ? C’est exactement ce que Bernard Arnault va faire aux deux PDGs de Louis Vuitton et Moët Hennessy. Pendant qu’ils sont occupés à se disputer, le diplômé de Polytechnique reconverti en homme d’affaire lance un Offre Publique d’Achat ou OPA. Cette OPA agressive lui permet en Juillet 1988 de devenir l’actionnaire majoritaire de LVMH. Henry Racamier de Louis Vuitton et Alain Chevalier de Moët Hennessy tenteront d’annuler l’OPA, mais en vain. Le 13 janvier 1989, Bernard Arnault est reconnu par tout le groupe comme président du directoire de LVMH. Depuis cette date, l’homme n’a plus cédé une seule once de pouvoir. Au contraire, il l’a consolidé avec les années, étendant son contrôle sur de nombreux autres secteurs du luxe et des médias. 

Dès son arrivée à la tête de LVMH, l’homme d’affaire ultra capitaliste instruit un mot d’ordre : tout faire pour étouffer la concurrence. Si LVMH peut acheter un concurrent, c’est tant mieux. Sinon, le groupe fera tout pour le couler et reprendre ses activités à son compte. Ça peut vous paraitre choquant, mais personne chez LVMH ne trouve ça scandaleux à l’époque. Il faut dire que Monsieur Arnault est assez persuasif : Soit vous faites ce qu’il vous dit, soit vous dégagez. L’homme a à peine 39 ans lorsqu’il prend la tête du groupe de luxe le plus prestigieux au monde. Il ne lui faudra qu’une décennie de règne sans partage pour que LVMH voie son chiffre d’affaires multiplié par quinze. Les actionnaires sont ravis car leurs bénéfices ont été multipliés par cinq. Les méthodes utilisées par LVMH sont plus que scandaleuses, mais qui s’en soucie tant que ça marche ?

De 1990 à aujourd’hui, LVMH a acheté près de 80 entreprises opérant directement ou indirectement dans le domaine du Luxe. Certaines ont été rendues prospères. Mais de nombreuses autres ont échoué. On se rappelle du magasin de mode en ligne Boo.com et de Pseudo.com, un site de télévision en ligne qui a dû licencier 175 salariés en mettant la clé sous le paillasson.  

Le roi du luxe

La maison de parfum Guerlain, Loewe, Marc Jacobs, Sephora, Guinness, Gucci, Emilio Pucci, la Samaritaine, Château d’Yquem sont quelques marques que Terminator comme ses détracteurs l’appellent va acheter. Son groupe contrôle sept secteurs d’activité : les vins et spiritueux, la mode et la maroquinerie, les parfums et cosmétiques, les montres et la joaillerie, la distribution sélective, l’hôtellerie et les médias. Ce dernier secteur apportera à Bernard Arnault, que l’on surnomme également conquistador beaucoup de critiques et de problèmes avec la loi. 

Malgré tous les surnoms qu’on lui attribue, El conquistador n’a jamais cessé de conquérir d’autres territoires. Depuis 2015, son groupe a acheté M1 Fashion et Pepe Jeans, la Maison Francis Kurkdjian spécialisée dans les parfums haut de gamme, l’entreprise De Beers qui fait dans les bijoux de luxe, la maison de couture Christian Dior, le groupe hôtelier de luxe Belmond, la maison de luxe Fenty de Rihanna et la dernière méga acquisition, le joaillier américain Tiffany and Co pour la somme astronomique de 16,2 milliards de dollars. Dans le monde du Luxe, LVMH n’a pratiquement aucun rival. 

1990-2022, voilà 32 ans que le Terminator du luxe a pris le contrôle de LVMH. Et il n’a créé qu’une seule véritable entreprise, et c’est : Christian Lacroix. Toutes les autres qui l’ont rendu riche sont des acquisitions. 

Bernard Arnault est devenu l’homme le plus riche de France en 2005, en 2019, il est le plus riche d’Europe et la deuxième personne la plus riche du monde. Et comme tous les riches, sa priorité absolue c’est de ne pas payer ses impôts comme il le devrait.

Les controverses

Ça vous surprendrait d’apprendre qu’un riche a tenté de d’échapper à l’impôt ? Pas vraiment, puisque presque tous les riches y sont allergiques. Les pauvres aussi du reste. Mais Bernard Arnault y est tellement allergique qu’il a carrément voulu changer de nationalité pour ne plus en payer, ou en tout cas pour en payer le moins possible.

Avant de vous expliquer comment il a fait ça, faisons un petit tour d’horizon de sa fortune personnelle si vous le voulez bien. El conquistador est le troisième homme le plus riche du monde avec une valeur estimée par Forbes à 166,6 milliards de dollars US. La résidence principale de l’homme d’affaire est un hôtel particulier d’une valeur de 25 millions d’euros construite sur 2000m2 dans le 7eme arrondissement de Paris. Il est également l’heureux propriétaire du château Saint-Rémy-des-Landes à Clairefontaine-en-Yvelines et d’une villa dans le Domaine des Parcs à Saint-Tropez. Restez concentrés, ce n’est pas terminé. 

Où passez-vous vos réveillons de Noël ? En tout cas, certainement pas sur une île de 54 hectares aux Bahamas qui est entièrement à vous. Monsieur Arnault l’a achetée pour seulement 4 millions d’euros, mais a dépensé près de 8 fois cette somme pour la faire aménager d’une piscine, de plusieurs bungalows, d’une marina, d’un court de tennis etc. Ce n’est pas tout, il est propriétaire d’un terrain de 129 hectares au Nord de Londres, sur laquelle il a fait construire une villa de 4300m2. La construction a pris plus de dix ans. Il a acheté des terres dans les quartiers les plus chers de Los Angeles, possède l’un des plus grands yachts de luxe au monde et un jet privé Bombardier Global Express. 

Malgré tout cette richesse, le monde apprend en Septembre 2012 que le Terminator veut s’expatrier en Belgique. Le pays lui aurait proposé des avantages fiscaux très intéressants. La presse va alors se lâcher sur celui que la France perçoit comme un avaleur d’entreprises.

« Raider à la française », « hussard du luxe », « loup des affaires », « prédateur discret » ou même « ange exterminateur » sont autant de surnoms qui traduisent la haine que les médias ont pour cet homme. Mais d’après Patrick Poivre d’Arvor, le seul péché de Bernard Arnault c’est d’avoir réussi. 

En achetant des médias comme « Les Echos » et « Le Parisien », il peut facilement influencer ce que le public verra dans la presse. D’un simple coup de fil, il dicte ce que les journaux vont publier. Il finit même par franchir la ligne rouge en espionnant le journal Fakir qui lui était très hostile. Pour toutes ces infractions, il ne paiera que des amendes minables qui feraient ricaner n’importe quel multimilliardaire. 

Bernard Arnault ne craint rien, il est l’ami des chefs d’Etats. Il a fêté la victoire de Nicolas Sarkozy avec lui au Fouquet’s le soir même de son élection à la tête du pays en 2007. Il est ami avec François Hollande qui a inauguré la fondation Louis Vuitton en 2014. Plus récemment en 2019, il se rend au Texas à bord de l’avion Air Force One en compagnie de Donald Trump pour inaugurer une usine Louis Vuitton. 

Aujourd’hui, Bernard Arnault a 73 ans et son souci majeur c’est de maintenir le groupe LVMH dans le giron de la famille Arnault, même après sa mort. L’avenir nous dira si ses héritiers pourront relever le défi.

Sources

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Arnault

https://fr.wikipedia.org/wiki/LVMH_-_Mo%C3%ABt_Hennessy_Louis_Vuitton

https://www.ouest-france.fr/economie/bernard-arnault-redoutable-empereur-du-luxe-et-croqueur-de-diamants-6624029

https://www.lemonde.fr/archives/article/2000/11/21/plusieurs-echecs-ont-sanctionne-une-strategie-offensive_3623500_1819218.html

https://business-cool.com/vie-pro/portraits-inspirants/benard-arnault-fortune-parcours-lvmh/

https://www.lesechos.fr/industrie-services/mode-luxe/bernard-arnault-perennise-le-controle-de-sa-famille-sur-lvmh-1777991

https://www.lvmh.fr/groupe/identite/gouvernance/comite-executif/bernard-arnault/

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