Comment Ces Idéologue Sans Scrupules Vous Conduisent À La Révolution

Ça vous dirait de passer une nuit dans le lit du président de la république, pique-niquer dans les jardins de la présidence ou même vous baigner dans la piscine de la résidence présidentielle sans rien payer ? Tout cela n’est possible qu’au Sri Lanka, un petit pays d’Asie du Sud qui vient peut-être de montrer au monde comment chasser un dictateur du pouvoir sans verser du sang, ou presque. La révolution de Juillet 2022 au Sri Lanka est un mélange épicé de la révolution Française du 18 siècle et du printemps Arabe de 2011. Mais qu’est-ce-qui a bien pu pousser la population de ce pays qui est l’un des plus discrets au monde à renverser son président ? Nous vous disons tout dans cette vidéo.

Contexte

Le Sri Lanka est un petit pays à majorité Boudhiste de 64 000 km2 situé au Sud-Est du contient Indien. Il a un accès direct et stratégique à l’océan Indien avec lequel il partage 1340 kilomètres de côtes. Les 22 millions d’habitants que compte le pays vivent essentiellement d’agriculture. Retenez bien cette dernière information car elle sera pour beaucoup dans la compréhension de cette crise hors du commun. 

Le Sri Lanka comme l’Inde est une ancienne colonie Britannique qui a obtenu son indépendance en 1948 après des luttes sanglantes. Mais cette indépendance a mis le pays face à nouveaux problèmes que les dirigeants n’ont pas su résoudre. Ce n’est donc pas surprenant que le pays ait connu plus tard des guerres civiles terribles accompagnées de famines accrues. Mais les Sri Lankais ont survécu et le pays semblait malgré tout amorcer un semblant de vie paisible et respectable à partir de 2009.

L’homme grâce à qui cela a été possible est Mahinda Rajapaksa, le président élu à la tête du pays à l’aide de l’appui logistique chinois et pakistanais. Le 19 Mai 2009, la république démocratique et socialiste du Sri Lanka en a terminé avec les guerres et le terrorisme et est désormais prête à amorcer son développement économique. C’est en tout cas ce que déclare le président Mahinda Rajapaksa devant le parlement. Seulement, la suite des évènements va démontrer qu’il n’a aucune intention de rendre le pays riche. Sa famille et lui vont méthodiquement piller un pays qui était déjà au bord du gouffre économique. 

Glissez-vous une seconde dans la peau d’un Sri Lankais : Vous avez survécu à des décennies de guerre, vous avez cru au socialisme et vous avez entendu le président déclarer solennellement qu’il allait travailler à rendre le pays plus juste er prospère. Mais à peine a-t-il prêté serment qu’il nomme exclusivement les membres de sa famille et ses amis intimes à des postes clés. Bien sûr, n’ayant aucun compte à rendre au peuple, ceux-ci se jettent sur l’argent public pour acheter des produits de luxe, dans un pays où on meurt littéralement de famine. 

Vous vous dites certainement qu’un pays qui sortait de 50 ans de conflits armés aurait pu s’épargner un autre épisode de troubles sociaux. Mais considérez les chiffres suivants :

De 2010 à 2019, la dette extérieure du pays n’a cessé d’augmenter jusqu’à atteindre les 42,6 % de son PIB, sans que les populations ne voient une amélioration significative de leur qualité de vie. Jusque-là, la population est restée plutôt calme, se plaignant occasionnellement des injustices de la dynastie Rajapaksa qui a confisqué les clés des coffres forts du pays. En 2020, la crise sanitaire de Covid-19 vient secouer la fragile économie du pays. Une fois encore, la famille Rajapaksa est trop occupée à s’en mettre plein les poches pour se soucier des Sri Lankais écrasés par la pandémie. 

Petit à petit, le vase se remplit, mais Gotabaya Rajapaksa qui est devenu président en lieu et place de son grand-frère, n’est pas plus capable que lui de voir les problèmes venir à grands pas. Et si vous vous demandez où est passé l’ancien président Mahinda Rajapaksa, eh bien il est tout simplement devenu premier ministre. Les deux frères ont fait le changement en 2015. Comme on vous le disait, le pouvoir appartient aux Rajapaksa. 

Durant toute l’année 2021 jusqu’au début de 2022, le pays a été malmené par les pénuries dues à l’arrêt des systèmes productifs. C’est vrai que ça a été le cas dans le monde entier, mais vous avez déjà une idée assez précise de la capacité des Rajapaksa à gérer les problèmes du pays. Rappelons qu’entre temps, la dette extérieure du pays est passée de 42% en 2019 à 101% du PIB en 2021. Le pays est donc officiellement incapable de rembourser ses dettes. Pour ne rien arranger, le président Gotabaya Rajapaksa va prendre une série de mesures qui feraient éclater de rire n’importe quel économiste. 

Malgré la dette et le déficit, il commence par réduire les impôts, pour plaire à ses amis hommes d’affaires. Cette décision a pour effet immédiat de réduire les recettes de l’Etat. Pourtant cet Etat a besoin d’argent pour rembourser ses dettes. Il continue la saignée en demandant à la banque centrale de faire tourner la planche à billets pour imprimer de l’argent en quantités record. Cette décision a fait bondir le FMI qui a tout de suite ordonné au président de faire cesser la production. Une constellation d’erreurs politiques ont lentement mais surement fait monter la tension dans le pays. Les frères Basil Rajapaksa, ministre des Finances et Mahinda Rajapaksa, Premier ministre snobent le peuple et affichent une richesse obèse. Les noms de plusieurs membres de la famille au pouvoir sont apparus dans le scandale des paradis fiscaux Pandoras Paper divulgués en 2021. Plus tard en 2022 une cousine du président admet que la famille cache des dizaines de millions de dollars dans des dizaines de banques dans le monde. 

On connait des pays où la population serait descendue dans les rues pour moins que ça. Mais jusque-là, les Sri lankais sont plutôt calmes. C’est une autre décision apparemment anodine du président qui va sceller son sort et celui de toute sa famille. La suite dans quelques instants.

L’interdiction des engrais chimiques

On sait tous que l’agriculture biologique est préférable à l’agriculture conventionnelle qui utilise beaucoup les produits chimiques. Mais peut-on cultiver des hectares de thé ou de riz sans engrais ? Mettez-vous à place d’un Sri Lankais dont toute la vie dépend de l’agriculture. Vous devez cultiver du thé en grande quantité et le revendre pour envoyer vos enfants à l’école et payer vos factures. Vous devez également cultiver du riz et autres cultures de première nécessité pour assurer l’autosuffisance alimentaire de votre famille. Et puis tout à coup, un gouvernement qui n’a cessé de rendre votre vie misérable depuis dix ans vous apprend qu’il vous est désormais interdit d’utiliser des engrais.

Personne ne sait exactement qui a sifflé cette idée au président Gotabaya Rajapaksa. Tout ce qu’on sait c’est qu’il s’est levé un jour d’Avril 2021 et a décidé que son pays n’allait plus autoriser l’utilisation d’engrais agrochimiques. Si vous aviez encore des doutes sur l’incompétence de cet homme, ils doivent être dissipés à présent. Dans un pays où 80% de la population vit directement d’agriculture et les 20% restant en dépendent indirectement, vous interdisez subitement et totalement l’utilisation d’engrais, sans avoir préparé les agriculteurs aux méthodes de l’agriculture biologique.

Les conséquences de cette décision ne se sont pas fait attendre. Le pays a perdu 425 millions de dollars rien que sur sa production de thé. Le thé pour le Sri Lanka c’est comme le cacao pour la Côte d’Ivoire, le gaz pour la Russie ou le pétrole pour l’Arabie Saoudite. Comme si ça ne suffisait pas, la production de riz a également chuté de 20%.  Le pays qui produisait assez de riz pour nourrir toute la population s’est vu obligé d’importer du riz pour un coût de 450 millions de dollars. D’autres cultures ont souffert de cette décision dont le haricot et d’autres fruits et légumes.

L’interdiction a été levée en Novembre 2021, mais le mal était fait. La pénurie mondiale n’ pas épargné le Sri Lanka, d’ailleurs, il n’a épargné aucun pays. La différence peut-être avec les autres c’est que même les produits locaux ont connu de fortes hausses de prix. Les prix de certains fruits et légumes ont carrément doublé, le carburant est devenu plus cher et rare à la pompe, les supermarchés pris d’assaut par les Sri lankais les plus rapides se sont vidés en un clin d’œil. Certains médicaments incontournables ont disparu des pharmacies. 

Si vous viviez dans un pays où vous n’avez plus ni de nourriture, ni eau, ni électricité et encore moins de médicaments pour vous soigner, que feriez-vous ? Surtout que votre président et sa famille cachent une véritable fortune dans les paradis fiscaux. Avant de répondre à cette question, revenons un instant sur la crise économique et alimentaire qui a poussé la population dans la rue

Une crise catastrophique

Vous savez déjà que l’un des piliers de l’économie Sri Lankaise c’est l’agriculture. Le président s’est chargé de la plomber en interdisant les engrais agrochimiques. Mais avant, le Covid-19 s’était chargé de détruire un autre pilier de l’économie du pays, c’est-à-dire le tourisme. En 2020, 40 000 personnes ont perdu leur travail dans ce pays qui est une destination touristique de rêve. 

Pour vous dire à quel point le pays manquait d’argent, il a importé des produits pour 20 milliards de dollars en 2021 et seulement pour 5,7 milliards en 2022. Il ne lui reste plus que 50 millions de dollars de réserve en devises contre une dette extérieur de 50 milliards. 

Le pays importe tout le carburant qu’il utilise. N’ayant plus assez de réserves, il doit le rationner. Les nombreuses coupures d’électricité empêchent le fonctionnement normal des maigres industries. L’Etat n’a plus d’argent pour payer les enseignants alors les enfants sont obligés de rester à la maison. 

Depuis deux ans, le pays est plongé dans l’énorme dette qu’il a envers la chine, alors il lui a cédé la gestion de nombreuses infrastructures de souveraineté tels que des ports. Pour la population, c’est un manque de respect total envers les 22 millions de Sri Lankais que compte le pays. 

Pour un salaire mensuel de 150€, un Sri Lankais peut dépenser jusqu’à 50€, c’est-à-dire le tiers rien que du carburant. Dans les stations-service, on peut voir des rangs interminables de moto, voitures, bus et camions attendant que le précieux liquide soit disponible. Pour limiter l’utilisation de carburant pour le transport, le gouvernement préconise le travail à distance. Mais les coupures sauvages d’électricité rendent les choses difficiles. Même le gaz domestique est introuvable. Certains doivent parcourir des kilomètres dans une chaleur étouffante pour s’en procurer. 

Dans certains hôpitaux, l’activité du service de chirurgie est complètement à l’arrêt, faute de matériel pour opérer les patients. Certains médicaments pour les personnes souffrant de problèmes cardiaques et de cancers sont indisponibles. Le plus dramatique peut-être c’est que des bateaux contenant les aliments, le carburant et les médicaments dont le pays a tant besoin sont encrés au port. Mais le gouvernement n’arrive pas à trouve de l’argent pour payer toute cette marchandise. Le FMI ne veut plus lui faire crédit, ni aucun autre établissement financier international. 

Comment faire lorsqu’on a un gouvernement qui n’inspire plus confiance au niveau national comme à l’international ? Comment vous réagiriez si votre gouvernement était incapable d’assurer l’avenir de vos enfants, les médicaments de vos parents âgés et de l’énergie pour vous permettre d’aller au travail. Si vous étiez un Sri Lankais en ce fameux mois de Mars 2022, vous auriez croisé vos bras en attendant que les choses s’arrangent ? Les nombreuses années de guerre dans ce pays ont prouvé que ses habitants ne sont pas du genre à confier leur destin au hasard ou à la providence. Dans la suite de cette vidéo, nous vous démontrons comment ils ont réussi à chasser la famille Rajapaksa du pouvoir.

La population prend les armes

Les premières manifestations ont commencé au début du mois de Mars dernier. Une dizaine de personnes se rassemblait ici et là d’abord à Colombo la capitale, ensuite dans les autres villes du pays. Il n’a pas fallu beaucoup de temps avant que des milliers de personnes rejoignent le mouvement. Dès le 16 Mars, des milliers de personnes défient l’autorité du président et se présentent devant son bureau pour exiger sa démission. Mais Gotabaya Rajapaksa n’a pas l’intention de bouger de son siège. Au contraire, il prend répond fermement en imposant l’état d’urgence dès vendredi 1er avril pour 36 longues heures. Il ne manque pas de mobiliser l’armée pour faire respecter son couvre-feu. 

Mais le peuple est bien décidé à chasser la famille Rajapaksa du pouvoir. 26 ministres qui ont compris qu’il était temps pour eux de tirer leur révérence démissionnent. Ils représentent l’écrasante majorité du gouvernement. Le premier ministre et grand-frère du président reste, il a encore un peu d’espoir. Ajith Cabraal, gouverneur de la banque centrale du Sri Lanka, profite de cette vague de démissions pour annoncer la sienne. C’est lui qui avait refusé de demander de l’aide au FMI afin de permettre au pays de se sortir de la crise. 

Dans une tentative désespérée de sauver son pouvoir, le président invite les partis d’opposition à constituer un gouvernement d’union. Si vous étiez un opposant Sri Lankais à ce moment, auriez-vous accepté de vous unir à un président sur le point de tout perdre ? 

Sentant l’arnaque, les partis de l’opposition vont poliment rejeter l’offre du président tout en invitant la population à manifester davantage. Le conseil sera suivi à la lettre. En panique devant une manifestation qui prend de plus en plus de l’ampleur, le président va lâcher la police sur la population. A coups de gaz lacrymogènes et de canons à eaux, elle va tenter de disperser les manifestants. Ces derniers répondent tout naturellement en descendant dans les rues encore plus nombreux. Cette fois, ils sont armés de pierres et de pneus qu’ils brulent pour stopper l’avancée des véhicules de la police. Deux de ses bus seront d’ailleurs incendiés. 

Plus de 300 avocats sont venus à la rescousse des manifestants arrêtés, l’église a demandé à l’Etat de protéger avant tout les citoyens tout en imputant la situation du pays à la mauvaise gestion des Rajapaksa. Tout le pays semble se léguer contre cette famille. Le patronat, le personnel médical, le secteur de la justice, les religieux, les sportifs, les artistes etc. 

Les manifestations atteignent un niveau critique lorsque des milliers de personnes se dirigent vers Galle Face Green, un jardin touristique magnifique, symbole de l’opulence des riches familles qui pillent le pays. Les caprices de la météo et les menaces des forces de l’ordre ne suffiront pas à déloger les manifestants. En parallèle, les manifestations continuent dans tout le pays et deviennent de plus en plus intenses. Shiraz Shiraz, un rappeur sri-lankais populaire, est décédé des suites d’une crise cardiaque soudaine lors des manifestations. C’est le premier décès enregistré. Mais le rappeur n’a pas succombé sous les coups de la police. En fait, plus d’un mois après le début de ces manifestations, on n’avait encore enregistré aucun mort, c’est inhabituel dans les manifestations de cette ampleur.

 L’acteur britannique sri-lankais Hiran Abeysekera, meilleur acteur aux Laurence Olivier Awards 2022 est arrivé au Sri Lanka pour rejoindre les manifestations de Galle Face. Des anciens combattants ont également rejoint les manifestations contre le gouvernement par dizaines. Ils faisaient partie de ceux qui campaient près du bureau du président. 

Le second décès dû à ces manifestations sera enregistré le 19 Avril au cours d’une protestation organisée par des citoyens en attente de carburant depuis les premières heures de la matinée. Ils ont manifesté leur ral le bol en obstruant les voies ferrées pendant plus de quinze heures. Un officier de police qui en avait marre d’attendre que les manifestants libèrent la voie ferre donne  l’ordre de tirer à balles réelles. Bilan de la fusillade, 12 blessés et un mort. La police tente de se justifier en accusant les manifestants d’avoir incendié des véhicules et attaqué un camion-citerne. Mais des vidéos montreront plus tard ces mêmes policiers en train de mettre le feu à plusieurs véhicules.

Jusque-là, les manifestations se faisaient dans un camp, de manière assez organisée, mais bien sûr ça ne pouvait pas durer. En effet des manifestants d’un nouveau genre vont apparaitre et ce qui était un mouvement pacifique va devenir une chasse sans merci. Vous en saurez plus en lisant la suite. 

Une situation très compliquée

Si vous pouviez amasser des milliards sur le dos de votre pays, vous partiriez du pouvoir juste parce que le peuple vous le demande ? Jusqu’au matin du 09 Mai 2022 en tout cas Les Rajapaksa n’ont pas l’intention de bouger. Le SLPP, un mouvement politique et armé fidèle au pouvoir, va violement s’attaquer aux manifestants anti-gouvernement situés à Galle Face Green. La police qui est présente sur les lieux ne lèvera pas le moindre petit doigt. L’ordre a été donné par l’inspecteur général de la police Chandana Wickramaratne, un proche du président.

Pour répondre à cette attaque, les manifestants deviennent plus violents et attaquent à leur tour les loyalistes de Rajapaksa. Ils incendient leur bus et brulent entièrement le domicile de l’homme qui avait mené l’attaque. 

Le soir du 09 Mai, le Premier ministre Mahinda Rajapaksa lâche son frère et démissionne à son tour. Il est évacué d’urgence par l’armée après que son domicile ait été envahi par des manifestants. Auparavant, il avait fait envoyer de nombreuses valises d’argent vers l’Ouganda par la compagnie aérienne nationale. La situation du pays se gâte davantage lorsque le président demande à l’armée de tirer à vue sur les manifestants. Mais à ce stade, rien ne peut sauver le président Gotabaya Rajapaksa de la colère du peuple.

Le 09 Juillet, le président est obligé de fuir sa résidence officielle à Colombo. Malgré les nombreux policiers qui la protègent, les manifestants réussissent à la prendre d’assaut. Ils avaient mis le feu à la résidence du premier ministre, mais pour celle du président, ils vont la transformer en lieu touristique. Certaines personnes passent la nuit dans le lit présidentiel, d’autres invitent leurs familles à se baigner dans la piscine luxueuse dans laquelle le président prenait autrefois du bon temps.

Le 13 Juillet, le président fuit vers les Maldives, puis il continue à Singapour pour finir sa course en Arabie Saoudite.  Le 15 juillet, le président du parlement a annoncé la démission officielle du président Gotabaya Rajapaksa. Mais curieusement, Ranil Wickremesinghe, un proche du président chassé a officiellement prêté serment en tant que président par intérim. Vous pensez que les manifestations vont s’arrêter ?

Sources

https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_politique_de_2022_au_Sri_Lanka

https://www.liberation.fr/checknews/la-crise-actuelle-au-sri-lanka-sexplique-t-elle-par-le-passage-
au-100-bio-20220719_QZG25G5KH5B3BPH4YUQXX72FSA/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sri_Lanka
https://www.geopoliticalmonitor.com/sri-lanka-crisis-a-21st-century-french-revolution/
https://www.liberation.fr/international/asie-pacifique/revolution-au-sri-lanka-jai-un-enfant-et-je-
veux-quil-ait-un-avenir-20220714_Y5I66DOZH5CIXL3XOH3GQUQAMM

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