Les INDICES BOURSIERS peuvent-ils VOUS rendre RICHE ?

 « Fin de semaine dans le rouge à Wall Street », « repli des indices », « Le marché s’effondre (ou s’envole) ». Vous vous êtes déjà demandé comment on sait si la bourse se porte bien ou mal ? Vous imaginez bien qu’on ne passe pas en revue chacune des milliers de valeurs d’actifs sur le marché ! Non, ce dont on parle alors, c’est davantage de la performance des indices boursiers que du marché lui même ! Le marché est bien trop vaste pour être envisagé dans sa globalité, c’est pourquoi les analystes recourent à des outils des mesures qui résument la performance d’un échantillon d’actions. Et la courbe de ces performances donnent les tendances !

Au départ, les indices boursiers n’étaient qu’une façon de jauger grossièrement le marché, de chercher des tendances et des directions. Mais ces dernières années, ces indices sont devenus la référence et la base de la plupart des stratégie d’investissement. Dans cette vidéo, nous allons voir quels sont ces indices boursiers et comment nous pouvons les utiliser pour maximaliser nos investissements. 

Résumé en vidéo

Les premiers indices boursiers

En juin 2016, on comptait rien que sur le marché boursier US 4,333 titres. Ça fait beaucoup de compagnies, qui plus est pratiquant le rachat d’actions, le stock split, ou le regroupement d’actions. Inutile de dire que tout ça rend le marché pas mal dynamique et promet à quiconque essaye de comprendre ce qu’il s’y passe un joli mal de tête. Un nombre colossal d’actions dansent chaque jour sur les écrans des bourses.

C’est pour cette raison qu’en 1896, un journaliste financier, Charles H Dow, a eu l’idée de créer des outils pour aider les investisseurs à évaluer le marché, à avoir une vue d’ensemble. Avec l’aide du statisticien Edward Jones, Dow a sélectionné les 12 actions les plus populaires du marché (notamment, à l’époque, des compagnies de la révolution industrielle) et a publié la moyenne de leur prix. L’idée était que le lecteur puisse, à partir de l’évolution de la moyenne de ces 12 prix, avoir une vue d’ensemble du marché. Il devait au moins pour savoir si la tendance est à la hausse ou à la baisse. Le Dow Jones était né. Il traque aujourd’hui non plus 12 mais 30 actions. Parmi les autres évolutions, il faut savoir que de nombreux autres indices l’ont rejoint.

Et la stratégie est toujours la même : les indices se basent sur un échantillon d’actions, les plus représentatifs pour un pays ou un secteur. De la moyenne du prix des actions de l’échantillon découle un chiffre appelé indice boursier. En lui-même, cet indice ne dit pas grand chose, mais ces fluctuations donnent une idée des mouvements du marché. Vous verrez ainsi sur certains sites anglophones que le marché est « bullish » ou « bearish ». Si ce sont les taureaux qui mènent la danse, le marché monte à l’image d’un taureau qui attaque en relevant les cornes. Si ce sont les ours, le marché est en baisse à l’image d’un ours qui attaque d’un coup de griffe du haut vers le bas. Et tout ceci se base sur des indices boursiers.

Différents indices boursiers

Tou d’abord, des indices, il y en a pléthore. Il y a plus d’indices que d’actions sur le marché US, c’est vous dire ! Mais rassurez-vous, ils ne sont que très peu à égaler le populaire Dow Jones et donc tous ne sont pas populaires ni intéressants à relever. A côté du Dow Jones, le S&P500 à la côte. Voilà un indice très surveillé. Le S&P500 est très représentatif de la santé des compagnies américaines puisqu’il suit 500 de ses plus importantes. Il a même détrôné le Dow Jones rapidement après sa création en 1957. Il y a même un équivalent pour les obligations : le S&P500 Bond Index. 

Vient ensuite le Nasdaq. Celui-là est unique, puisque ce n’est pas seulement un indice mais c’est aussi un marché, le second des USA après le NY Stock Exchange. L’indice mesure donc la performance des entreprises qui y sont inscrites et cotées, ce qui est assez rare : il ne sélectionne pas un échantillon mais prend en compte la totalité des entreprises. Afin que les plus fragiles ne viennent pas fausser l’indice, l’importance de chaque compagnie est proportionnelle à sa capitalisation boursière. 

Le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq sont 3 indices boursiers populaires mais exclusivement basés sur le marché américain. Si vous êtes intéressé par le marché canadien, par exemple, il faudra regarder le S&P/TSX et pour une perspective mondiale, le MSCI World Index. Bien sûr, pour la France, on ne présente plus le CAC 40. Retenez que la plupart des indices donnent des indications sur la santé économiques d’un pays ou d’un secteur. Si vous êtes intéressé par un secteur en particulier, la santé ou les banques par exemple, il y aura aussi des indices pour vous.

Les fonds indiciels

Toujours dans la logique des indices boursiers, beaucoup d’investisseurs ont commencé à utiliser les fonds indiciels, aussi appelés trackers. Ce sont des fonds de placement destiné à reproduire le rendement d’un indice boursier, comme le CAC 40 par exemple. Ils sont très populaires auprès des investisseurs passifs et leurs frais des gestions sont généralement peu élevés (moins de 1%) : normal, ils ne font que copier un indice et ont donc moins de charges ! 

Sur 10 ans, le retour sur investissement est en moyenne de 9,6%. Ce n’est pas sorcier, le marché est, à terme, toujours à la hausse. Mais il y a quelques petites choses à savoir avant de s’adonner à une quelconque stratégie de fond indiciel.

Ce qu’il faut savoir sur les trackers

Premièrement, un tracker, par définition, est toujours derrière l’indice qu’il suit, et pré-suppose que celui-ci est fiable et ne fait pas d’erreur. Or, les indices ne prennent pas en compte le coût des transactions et du management ! En conséquence, le retour sur investissement après déduction de ces coûts sera toujours plus bas. 

En outre, certains indices ne sont pas aussi diversifiés que vous pourriez le croire.  Le Nasdaq par exemple, c’est 42,5% d’IT, un secteur n’est pourtant que l’un des 11 secteurs présent sur le marché et, qui plus est, le secteur le plus volatile !  Même le S&P500 qui, comme son nom l’indique, dispose d’une large base d’échantillons, n’offre pas de garanties. Enfin, ce qu’on retiendra surtout de ces indices suivis par les trackers, c’est que chacun offre des promesses de retour différentes et ce même s’ils pistent le même segment de marché. 

Pourquoi ? Tout d’abord parce qu’ils ont différents critères et différentes tailles d’échantillons (rappelez vous, 30 pour le Dow Jones, 500 pour le S&P500.) Ensuite, ils utilisent différentes méthodes de calcul. En fonction de la méthode utilisée, les indices n’évolueront pas à la même vitesse. Il iront même parfois dans une direction opposée. 

Prenons un exemple

Imaginons 3 indices suivants les 3 mêmes actions, à 1000 dollars pour faire simple. Chacun des indices utilise une méthode de calcul différente. Le cours de nos 3 actions changent mais le retour indiqué n’est pas le même en fonction de l’indice et du tracker qui va avec !

Le premier, par exemple, va donner plus de poids aux actions à plus haute valeur. C’est le cas du Dow Jones. Là est la clef : chaque indice boursier accorde un poids dans ses calculs, différent en fonction des actions. Et l’importance donné à tel ou tel titre peut être un choix très arbitraire.

Dans l’exemple de nos 3 indices suivants 3 actions à 1000 dollars, le n°2 va faire peser davantage les compagnies avec le plus grand % de parts cumulées. C’est le cas du S&P500. C’est une méthode assez représentative bien que donnant moins de visibilité aux plus petites compagnies. D’autres indices boursiers pratiquent l’égalité de poids entre les actions de leur échantillon.

Enfin, la dernière méthode peut donner plus d’importance à certaines actions en fonction des résultats de l’entreprises, de leurs ventes annuelles par exemple.

Ainsi, et alors que chaque indice analyse exactement le même échantillon, certains vont enregistrer des performances de -2,5% quand d‘autres afficheront +16%. Surprenant, non ? Et pourtant, il n’y en pas un qui est plus correct ou plus faux qu’un autre. Chacun présente ses avantages et ses inconvénients.

Pourtant, cela ne doit vous décourager de les utiliser au contraire ! Je vous conseille simplement de bien réfléchir à quels critères vous souhaitez donner de l’importance.  Comme toujours, faites vos propres recherches avant de vous lancer sur un tracker ou derrière un indice. Analysez les données des fonds indiciels : quel indice suivent-ils et comment ? Quels sont les frais ? Les modifications de stratégie sont-elle fréquentes ? 

Conclusion

En conclusion, les indices boursiers sont loin d’être parfaits. Ils n’offrent qu’un point de vue global, général du marché. Ils ne vous donneront jamais un point de vue extrêmement fin et précis. Ceci dit, ils restent tout de même fiables et honnêtes. Si vous êtes un investisseur passif ou actif, les fonds indiciels sont une belle source de diversification. Soyez simplement conscient de leur limites ! 

Et vous ? Quel est l’indice boursier que vous suivez ? Quels sont, selon vous, les qualités et les défauts des indices boursiers ? Avez-vous déjà investit dans un fond de placement ? Etait-ce une stratégie gagnante ? Dites-nous en plus sur la façon dont vous passez le marché à la loupe ! 

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