TAUX BAS, CORONAVIRUS et KRACH BOURSIER

Savez-vous quel est le placement préféré des Français ? L’assurance-vie ! Il faut dire que cet investissement résiste en règle générale assez bien aux diverses secousses économiques et autres aléas du monde des investisseurs. Mais, rappelons-le, aucun placement ne saurait être sûr à 100%. No pain, no gain !

Enfin, inutile que nous le rappelions, puisque c’est en fait la crise actuelle qui vient nous rappeler que les placements que mon banquier appelle «  de bon père de famille » ne sont pas non plus sans risques.

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Que risquent les détenteurs d’un contrat d’assurance-vie


Mais précisément, que risquent à l’heure actuelle les détenteurs d’un contrat d’assurance-vie ? Certains ont probablement déjà vu leur contrat faire les montagnes russes avant d’entamer une descente assez constante voire désespérante : d’un rendement de 1,80% en 2018, nous n’étions déjà plus qu’à 1,40% en 2019. D’ailleurs, les taux de rendement des contrats en fonds euros flirtent déjà avec le 0. Et ce CAC 40 qui a perdu 30% depuis janvier n’arrange rien à la chose. Bref, la panique gagne, la crise sanitaire fait-elle courir un risque sérieux aux détenteurs de contrats d’assurance-vie ?

Sans vouloir inquiéter davantage ceux qui sont concernés, nous nous devons de dire que l’Etat français et les assureurs ont incité les nouveaux entrants sur ce potentiellement juteux marché à se tourner davantage vers les actions et donc les unités de compte.

Mais pourquoi me diriez-vous ? C’est que le gouvernement avait grand besoin de soutenir et renforcer le financement des entreprises; il s’est donc attelé à réorienter l’épargne des Français vers les unités de compte, le plus souvent des OPCVM (Organismes de placement collectif en valeurs mobilières), ces dernières étant largement composées d’actions d’entreprises. Elles sont aussi beaucoup plus lucratives pour les compagnies d’assurance !

Différence entre fond euros et unités de compte


Mais pour le détenteur, qu’est-ce que cela change ? Hé bien, les contrats en fond euros (en général des obligations souveraines) sont bien moins risqués. Les contrats d’assurance vie qui proposent des unités de compte vont de pair avec un risque de perte du capital. Vous comprenez mieux l’inquiétude qui monte, surtout chez les nouveaux entrants, davantage concernés par ces contrats et qui en plus investissent au plus mauvais moment.

Par chance, les Français sont un peu têtus. Parfois ça a du bon : alors que le gouvernement a tout fait pour déplacer leur épargne vers les unités de compte (c’était notamment l’objectif à peine caché de la loi Pacte, loi relative à la croissance et à la transformation des entreprises, promulguée le 22 mai 2019), les Français s’accrochent au fonds euros. Une chance !

Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne explique : « Si on regarde les contrats d’assurance vie détenus par les Français, on est sur une proportion de 19% de part d’unités de compte et de 81% pour les fonds euros. Cela reste assez stable depuis de nombreuses années ».

Comment rassurer les détenteurs d’unités de compte ?

Mais alors, que dire pour rassurer les détenteurs d’unités de compte ? Si l’on tient compte du fait qu’elles sont essentiellement investies en obligataire et monétaire, l’exposition se révèle en fait minime même sur les actions ! Par ailleurs, le CAC 40 avait augmenté de 26% l’an passé, nous venons simplement de revenir à 0 et non pas de creuser un puit sans fond ! En plus, ces contrats sont des placements sur le long-terme : leur fiscalité n’est avantageuse qu’en les conservant au moins 8 ans. Ce n’est donc pas vraiment le moment de faire les comptes !

En Résumé

En résumé, on ne cède pas à la panique et surtout, surtout, on ne vend pas à perte ! Au contraire, c’est le moment de tenir bon et même d’investir si vous disposez de liquidités. La stratégie paiera, mais pas demain, alors, d’ici là, ayez le coeur bien accroché!

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